Agrandir son exploitation pour survivre

Laurie Parisse, 26 ans, est une jeune éleveuse de vache laitière. Reprendre la production de ses parents est une vocation qu’elle possède depuis toute petite. Elle témoigne sur le métier d’agricultrice.

 Laurie Parisse

Laurie vient chaque année au sommet de l’élevage. Elle rassure les visiteurs sur la bonne santé et les bons traitements donnés à ses vaches. « C’est un gage de qualité pour le consommateur » explique-t-elle. Elle mène d’une main de maître 150 vaches de la race Holstein. Sa présence sur le salon a plusieurs objectifs. Le premier est celui de faire découvrir sa production aux visiteurs, le second est de remporter des prix pour gagner en notoriété et le dernier est de se faire entendre auprès des politiques. Laurie évoque les difficultés que rencontrent les exploitations aujourd’hui :

Nous sommes forcés à grossir nos exploitations pour nous en sortir. Aujourd’hui il faut malheureusement privilégier la quantité à la qualité pour rivaliser avec les grosses exploitations européennes. 

Laurie Parisse

La qualité commence dès l’élevage

Toutefois un dilemme s’impose pour l’exploitation de cette jeune éleveuse. L’agriculture se modernise et avec elle, les objectifs de contrôle de la qualité du lait se précisent et se renforcent. Les agriculteurs doivent respecter un taux de protéines et de graisses déterminés par des laboratoires interprofessionnels. Des échantillons sont systématiquement prélevés à la ferme et à la laiterie, puis analysés. 

Les clients ont un intérêt grandissant pour la traçabilité des produits. Ils veulent voir les vaches dehors.

Laurie Parisse

Les vaches en pleine air font du lait de meilleure qualité mais elles en produisent moins.

Pour survivre il faut agrandir son exploitation. 

Laurie Parisse

Mais les salariés manquent à l’appel. Le métier d’agriculteur attire de moins en moins.

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