Des initiatives citoyennes contre la désertification rurale

Depuis des années déjà, un constat est là, la désertification des campagnes s’observe partout sur le territoire français. Entre problèmes de mobilité avec des transports collectifs réduits, accès à la santé difficile, abandon des commerces et des services publics, vieillissement de la population : les campagnes font plus que jamais face à des problèmes qui paraissent sans solutions.

Dans ce contexte un peu morose de nos campagnes françaises, de belles initiatives existent ! Quand les pouvoirs publics sont à court de réponses, les solutions, bien souvent viennent directement des citoyens !

Á Bezenet, un petit village près de Montluçon, les habitants se sont mobilisés autour d’une belle initiative. En effet, cela faisait près de trois ans que la gérante de l’épicerie cherchait repreneur. Il y a bien eu quelques propositions mais cela n’a jamais abouti. Alors, grâce à l’énergie de quelques personnes, un collectif a été créé afin d’éviter la fermeture de cette épicerie indispensable à la vie de ce village. En effet, à partir du 25 octobre, l’épicerie du village sera gérée par l’Asso Luce, association créée à cet effet. Pour se réapproprier l’épicerie un nouveau nom lui a été donné : La mine, en référence au bassin minier.

C’est en janvier dernier que le collectif est né. L’idée première est de reprendre l’épicerie du village pour éviter à tout prix la fuite d’autres commerces et la mort du village à plus ou moins long terme.

Un collectif horizontal

Ce collectif peut aussi surprendre par sa gouvernance horizontale. C’était une volonté du collectif, tout le monde doit être au même niveau. Il n’y a donc pas de président mais une équipe divisée en comités (comptabilité, relation avec les producteurs, bénévoles pour tenir l’épicerie…). Chacun à son rôle à jouer.

Enquête de voisinage

Pour mieux connaître les besoins des habitants de Bézenet, les bénévoles ont fait circuler un questionnaire à toute la population au printemps dernier. L’objectif premier était de les interroger sur le genre de produits, d’horaires et des services qu’ils aimeraient trouver au sein de cette nouvelle épicerie. Ce qui ressort le plus des réponses est l’envie de favoriser les circuits courts et de consommer local.

Le défi est donc de conserver les produits actuels auxquels les personnes (notamment les seniors) sont habituées et d’étendre la gamme à des produits locaux, bio et en vrac. Il ne sera pas possible de trouver certains produits comme la viande ou le pain pour ne pas faire concurrence aux autres magasins du village.

A la recherche d’expérience

Une partie du collectif est allée visiter l’épicerie associative de Sauxillanges (Puy-de-Dôme) ainsi qu’une épicerie du même type dans la Drôme. Cela leur a permis de se projeter et de profiter de leurs expériences, savoir quelles difficultés ils avaient rencontrées et écouter leurs bons conseils.

Formation des bénévoles


L’Asso Luce, une initiative citoyenne

Avant la fermeture de son épicerie, la gérante a accepté de former les futurs bénévoles. Chacun à leur tour, ils passent un peu de temps avec elle et apprennent à utiliser le logiciel de la caisse. Ces épiciers d’un nouveau genre ont à cœur de faire connaissance avec la clientèle actuelle et de poursuivre le lien social.

C’est avec beaucoup de joie que Jocelyne, bénévole pour l’Asso Luce déclare « On est très optimiste sur ce projet ! »

Si vous souhaitez participer à ce projet, une cagnotte est encore en ligne sur Helloasso.com ou en cliquant ici 

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