Le côté sombre des cours de récréation

Les cas de harcèlement scolaire sont nombreux et variés ; 22% des enfants harcelés n’en parlent à personne et se renferment sur eux-mêmes. L’Éducation nationale a lancé, en 2015, un plan de prévention contre le harcèlement scolaire pour libérer la parole de ces victimes.

« Ça a commencé au CP… »

Léo* a 14 ans aujourd’hui, mais il n’a pas oublié la période où il se faisait harceler. À son entrée en CP, Léo est devenu le bouc émissaire de son école. Une des principales raisons ? Sa couleur de cheveux rousse. « Les enfants m’appelaient Poil de Carotte, se moquaient de moi, me frappaient et me volaient ». Léo s’est renfermé sur lui-même, il ne parlait plus, ne voulait plus aller à l’école. Trouble du sommeil, maux de ventre répétés et anxiété sont les fléaux dont souffre encore Léo.

Des conséquences durables

À long terme, le harcèlement peut nuire à l’épanouissement personnel. À 27 ans, Lisa* reste traumatisée par ce qu’elle a vécu au collège. En 2004, elle a tenté de mettre fin à ses jours après une énième journée à subir les railleries de ses camarades.
10 ans plus tard, Lisa a gardé de nombreuses séquelles : manque de confiance en elle, peur des autres, isolement… « Je n’arrive toujours pas à faire confiance, je ne suis pas à l’aise en public et je ne me sens bien que chez moi, c’est très handicapant. »

*Les prénoms ont été modifiés.

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