Entraînement à l’académie Philippe Croizon

Deux fois par jours  le Stade aquatique de l’agglomération de Vichy a l’honneur d’accueillir des athlètes de grande renommée. En effet, les nageurs de l’académie Philippe Croizon s’entraînent chaque matin dès 7h et chaque soir après 16h. Performance, technicité et dépassement de soi sont les maîtres mots de chacun de ces instants.

Mi janvier, sous un ciel pluvieux, et une température avoisinant les 0 degrés, les nageurs de l’académie Philippe Croizon s’entraînent sans relâche. Aujourd’hui, ils sont trois à faire face à eux-même. Le bassin leur est réservé. Au bord de l’eau, diverses prothèses et des fauteuils roulants sont déposés. Cependant, ce sont bien les seuls éléments qui nous renvoient au handicap. Car une fois dans son élément, l’athlète devient surhomme. A ce sujet, Théo Curin, l’un des prodiges de l’académie, nous confie : « quand je suis dans l’eau, je ne sens plus mes amputations ». La natation et le sport en général, permet au handicap de ne plus en être un. Lui qui a déjà participé aux jeux paralympiques de Rio de Janeiro en 2016, a pour ultime objectif de repartir de ceux de Tokyo en 2020 avec une médaille autour du cou. Ainsi, certains d’entre eux sont déjà membres de l’équipe de France de natation handisport tandis que d’autres en sont l’avenir.  

Le bruit du silence

Ici, il y a du bruit dans le silence. Les jets d’eau à chaque mouvement de crawl se font entendre. Puis les cris d’encouragements de l’entraîneur Fabien, chrono en main,  ses consignes, ses compliments et ses quelques remontrances. Dans cette intimité imperturbable réside une intensité saisissante et une rigueur qui semble inhérente à la position de sportif de haut niveau. Animés par une quête de la performance, chacun d’entre eux semble toujours insatisfait. Là est la clé de l’ambition et du succès : le surpassement, le renversement des barrières et des limites. Le coucher de soleil vient interrompre l’effort, offrant à l’eau de bien curieuses couleurs. Ainsi, comme un rituel, les jeunes surdoués assistent au réveil du soleil depuis le bassin, avant de contempler sa chute, le soir venu.

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