La Petite Marche : Un grand pas pour l’Humanité

« L’unique sens de la vie est de servir l’humanité ». Cette citation de Tolstoï pourrait figurer sur le fronton de la mairie du village nommé « La Petite Marche ». Derrière l’appellation populaire de cette commune bourbonnaise, se cachent 200 âmes Marchoises dont la vie est empreinte d’une générosité simple mais belle.

A bras ouverts !

A bras ouverts, les habitants de cette terre – marquée par la résistance – ont récemment accueillis une famille de réfugiés soudanais. Suite au massacre de leur famille, Mariam et Kawsar, accompagnées de leurs enfants ont rejoint l’Allier après un long périple chaotique d’une durée de 15 ans. C’est à La Petite Marche que les deux femmes ont pu bénéficier d’une hospitalité villageoise qui trouve sa source dans un universalisme républicain profond.

Ailleurs, dans le pays, d’autres échoués des guerres et des misères semées par la haine et l’appât du gain ont été accueillis. Heureusement, certains d’entre eux ont pu bénéficier d’une générosité populaire. Une main tendue de la part de ceux qui n’ont rien ou si peu et qui, pourtant, donne sans compter.

De simples gestes parfois suffisent pour entretenir l’espoir de ceux ayant tout abandonné. Le don d’une vieille télévision, d’un ancien meuble, ou d’une modeste bouilloire dont on ne sert plus suffisent à réchauffer les cœurs. Aussi divers qu’ils soient, les actes villageois s’élaborent collectivement. Ils contribuent au vivre-ensemble ainsi qu’à la sauvegarde de ces territoires négligés par nos gouvernants.

L’espoir d’un avenir meilleur

En terres bourbonnaises comme ailleurs, ce cri du cœur qui entend faire face à la bête immonde menaçant une nouvelle fois nos valeurs démocratiques bafouées au nom du maître-mot « sécurité ». Alors que le débat sur l’immigration et l’identité est relancé, quelques âmes charitables font des mots « partage » et « solidarité » des boucliers pour faire face au repli sur soi menaçant les civilisations qui se disent « éclairées ».

Alors que le monde rural s’étiole face à la mondialisation, quelques habitants font valoir les droits de l’homme et les droits des peuples. Au-delà de toutes les valeurs humaines qu’il incarne, l’accueil de réfugiés pourrait être une chance pour nos villages. Deux enfants en plus à La Petite Marche permet de résister face aux menaces de fermeture d’écoles. Les villages alentours en profitent également. Ces nouveaux arrivants apportent un peu de vie dans ces zones rurales dont il faut combler le vide qui s’y est installé. Quoiqu’en dise certains, l’économie locale y trouvera son compte, assurément.

De ces étrangers qui nous ressemblent par tant d’aspects, n’en faisons pas des boucs émissaires, responsables de tous les maux qui nous frappe. Aujourd’hui, de nouvelles questions se posent à nos sociétés menacées par des dérèglements climatiques. De nouvelles crises humanitaires sont annoncées, nous poussant à penser autrement.

Collectivement, tentons de répondre à ces questions représentant les défis de demain. Le progrès social et écologique est une lutte quotidienne qu’un simple geste peut animer. De la volonté de maires, d’habitants et d’associations jaillira la lumière et l’espoir d’un avenir meilleur.

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