Grand débrief : la parole aux élus de la région

Bastien Dauby est l’animateur de la seconde partie du grand débrief. A ses côtés Fréderic Aguilera réagit aux questions de l’animateur.

Vendredi matin, 22 mars, conférence de rédaction. Après deux semaines de reportages, d’interviews,de rencontres, c’est le moment d’organiser le Débrief du grand débat. Toutes les informations recueillies serviront lors de des trois rencontres organisées par la LPJPEN au pôle universitaire de Vichy.

Répartis en trois groupes: les premiers se penchent sur les résultats du grand-débat, un autre groupe cherche à comprendre si ces doléances seront utiles et les derniers préfèrent donner la parole aux jeunes.

Ici, ce sera plutôt le groupe qui s’interroge sur l’avenir de ces doléances. Que va-t-il se passer après ce grand-débat ? Comment remonter les doléances ? Vont-elles être entendues, mises en application ?

Eric Gold (sénateur du Puy-de-Dôme),
Bénédicte Peyrol (jeune députée En Marche dans
l’Allier) Jean-Paul Dufrègne (député Communiste dans l’Allier), et Christine Pirès Beaune (députée PS dans
le Puy-de(Dôme) se sont succédés toute la journée pour répondre individuellement. A 17h, Frédéric Aguilera s’assoit entre deux étudiants et écoute attentivement les interviews des élus. Le Maire vichyssois n’échappe pas à l’exercice en échangeant avec les jeunes journalistes et réagit aux commentaires des élus. Doléances, manifestation, démocratie et citoyenneté ont été les sujets abordés lors de cette deuxième heure.

De gauche à droite : Christine Pirès-Beaune, Bénédicte Peyrol, Eric Gold et Jean-Paul Dufrègne

Que faire des doléances ?

Mme Peyrol plus proche du Gouvernement par son appartenance politique, explique quelles sont les difficultés que pourraient rencontrer le pouvoir législatif à la mise en application de toutes les doléances. Selon la députée, le très grand nombre de revendication (parfois « très spécifique »), ne peut pas être entendu. Les parlementaires vont donc devoir faire un grand tri parmi toutes les doléances reçues.

Les violences lors des manifestations des Gilets Jaunes

Le déploiement des sentinelles est le dernier sujet abordé. Le matin même sur France Inter, un militaire fait part de son inquiétude quant à leur présence lors des manifestations des Gilets Jaunes. Il craint que cet acte XIX finisse en « bain de sang » selon ses propos. Les élus ont des avis divergents : Mme Peyrol considère que ce sont les casseurs qui ont amené l’appel des sentinelles lors des manifestations. Selon la députée bourbonnaise, si les manifestants défilent pacifiquement, il n’y a pas de quoi avoir peur de « bain de sang ».

Mme Pirès-Beaune n’est pas de cet avis et complètement contre l’idée du déploiement de l’armée dans les manifestations. Ce serait contraire à la démocratie française et à la liberté de manifester selon ses dires.

Le député Jean-Paul Dufrègne s’interroge sur l’utilité du déploiement de l’armée et soupçonne le Gouvernement d’être dépassé par ces manifestations  » Aujourd’hui, il [ le Gouvernement] semble incapable de régler la question des manifestations, y compris la question de la violence en marge de ces manifestations. »

M. Aguilera reste plus modéré en questionnant son audience « l’armée doit-t-elle jouer le rôle de maintien de l’ordre? »

Solène Belatrous

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