L’heure du débat à Saint-Yorre

A l’occasion du Grand Débat National initié par le Gouvernement, une quarantaine de citoyens bourbonnais se sont réunis, vendredi 8 mars, à la salle de la bourse du travail de Saint-Yorre. Jean-Claude Marial, Joseph Blethon et Daniel Rondepierre, vieux briscards de la politique bourbonnaise, ont été sollicités pour animer ce débat citoyen.

Afin de faciliter la prise de parole, l’assemblée s’est divisée en trois « groupes de réflexion ». Peu nombreux, les gilets jaunes se sont proportionnellement répartis au sein de chaque « ateliers de travail » dans un souci de meilleure représentativité. A noter également, l’absence remarquée des jeunes. La soirée s’est articulée autour de thèmes majeurs tels que « l’organisation de l’État », « les services publics » ou encore « la finance ». 

Un premier atelier de travail est en train de s’organiser

 « Les politiciens sont les salariés du peuple ! »

Globalement, les intervenants ont fait part de leur sentiment d’être dirigés par une « caste politique non représentative du peuple » dont « la responsabilité n’est pas assez engagée ». Un meilleur contrôle de l’action politique leur semble souhaitable. D’autres, conscients de l’éloignement du pouvoir décisionnaire vis-à-vis des citoyens, ont dénoncé la menace qui pèse sur « une démocratie de proximité qui tend à disparaître ».

Les gilets jaunes ont activement participé aux discussions

« Tous les services publics sont impactés ! »

Ils sont plusieurs à avoir dénoncé une approche gestionnaire des services publics qui, aujourd’hui, « doivent rapporter de l’argent au même titre que les entreprises ». Évoquant la dégradation progressive du système de Santé, une infirmière a rappelé que « l’ensemble des services publics doit obtenir des moyens nécessaires pour mener à bien leur mission initiale au prêt de la population ».

Un troisième groupe de réflexion en plein échange

 « Je ne veux pas me contenter des aides comme d’une béquille ! »

Quelques personnes ont notamment évoqué leurs fins de mois difficiles. Un des gilets jaunes souhaiterait « un meilleur salaire pour pouvoir changer de voiture ». En aucun cas, il ne veut s’appuyer sur les allocations. Pour lui, une revalorisation salariale devrait être réalisable si « le gouvernement décide enfin de lutter contre l’évasion fiscale » qui représente chaque année plusieurs milliards d’euros en moins pour les caisses de l’Etat. Une voie à explorer ?

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