Un Grand Débat itinérant pour La Montagne de Vichy

Depuis le 18 février, la rédaction du journal a choisi de sillonner l’Auvergne à la rencontre des habitants dans le but de recueillir leurs doléances. A travers de nombreuses villes, cette itinérance s’est achevée en même temps que le Grand Débat national, le 15 mars.

Le choix de ne pas organiser de débat fut une décision prise à l’échelle de La Montagne et non du groupe Centre France. La rédaction de Vichy a privilégié ce procédé en partie à cause du climat anxiogène auquel elle a pu se confronter avec le mouvement des gilets jaunes dans le département, explique le responsable adjoint, Matthieu Perrinaud. De plus, elle avait déjà expérimenté ce procédé durant les élections présidentielles de 2017. Un autre facteur déterminant fut celui de la posture journalistique à adopter dans l’organisation d’un tel débat. Alors, d’un commun accord entre les journalistes, le projet d’aller à la rencontre des gens dans un périple itinérant est adopté. Dans tous les cas, il y avait nécessité de faire quelque chose dans la crise actuelle que traverse le pays.

C’est le 18 février à Maurs, dans le sud-ouest du Cantal que se rendent des journalistes de La Montagne pour lancer cette « tournée ». Ils se rendront également dans plusieurs autres villes de la région (Brioude, Ambert, Le Mont-Dore, Bellenaves…) dont le choix n’est pas anodin. Le souhait de la rédaction de vichy était d’aller dans des lieux enclavés et loin des centres décisionnels, comme Aurillac par exemple. Sur des marchés ou même dans des bars, les rencontres se sont toujours faites chaleureusement, et chaque personne a pu déposer ses différentes revendications dans une urne mise à leur disposition par les journalistes. Malgré cette cordialité dans l’échange et le débat, la rédaction a pu quand même observer de temps à autres une légère défiance vis-à-vis des institutions journalistiques.

« Cette défiance et même cette haine envers les journalistes a toujours existé. Elle a certainement été renforcée depuis le 17 novembre avec les gilets jaunes. Les réseaux sociaux en sont une des causes : l’effet de groupe où l’on se conforte dans une idée qui n’a pas de sens ne peut être que désavantageux pour nous. Nous avons donc jugé que ce principe d’itinérance était la meilleure solution » explique Matthieu Perrinaud.

La Montagne du Lundi 18 février 2019

Chaque semaine, une page entière était alors consacrée dans le journal sur ces doléances recueillies dans la région. Se trouvait également des micros-trottoirs de quelques personnes expliquant leurs revendications. Celles-ci étaient souvent les mêmes, à savoir, le pouvoir d’achat, les 80km/hl’emploi, le référendum d’initiative citoyenne etc. Le public rencontré était aussi souvent le même, peu de jeunes étaient présents.

Par cette méthode de sillonner la région pour aller à la rencontre des personnes, La Montagne de Vichy semble avoir répondu aux attentes de ses lecteurs mais aussi de la population.

En mai prochain, la rédaction réutilisera ce procédé avec un bus podium pour célébrer les 100 ans de La Montagne.

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